— L’entreprise EFP — Electro Fil Précision est un atelier d’usinage de précision par électroérosion installé à Saint-Pierre-d’Entremont, dans l’Orne. Découpe fil, enfonçage, micro-perçage rapide, rectification et contrôle tridimensionnel : EFP fabrique des éléments de moules, des outils de découpe et des pièces techniques pour l’aéronautique, l’automobile, le nucléaire et le médical.
— La demande EFP maîtrise l’électroérosion au micron près ; la vidéo, en revanche, n’est pas son métier. Le point de départ tenait en une phrase : une vidéo de présentation d’entreprise d’une minute, pensée d’abord pour arrêter les visiteurs sur le stand du salon industriel SIANE à Toulouse (13–15 octobre 2026), puis réutilisée en rendez-vous commercial et sur le site web.
— Notre rôle Prendre le film en main de A à Z : l’angle, le storyboard, l’organisation du tournage, la direction artistique, la réalisation et la post-production. Côté EFP, l’essentiel se résumait à valider nos propositions et à nous ouvrir l’atelier. Un film jumeau a été réalisé pour AMT, la société sœur d’EFP : même direction artistique, deux tournages, deux films.
Le défi : filmer un procédé qui ne se voit pas
L’électroérosion est un procédé fascinant… et presque invisible. Une décharge électrique enlève la matière au micron près, souvent sous l’eau, à l’intérieur d’une machine fermée. Pas de copeaux qui volent, pas de geste spectaculaire. Notre travail : rendre ce savoir-faire lisible et désirable en moins d’une minute, pour un client qui nous confiait l’ensemble du projet, avec trois contraintes très concrètes :
- Une demi-journée de tournage — comprenez 2 h, atelier en production, sans arrêter les machines.
- Impossible de suivre une même pièce de A à Z : cela aurait immobilisé deux machines et un opérateur pendant deux jours.
- Un écran de salon : souvent sans son, regardé de loin, en quelques secondes, par des gens qui passent.
Ce que nous avons apporté : le film pris en main de A à Z
Quand la vidéo n’est pas le métier du client, notre travail commence bien avant la caméra : traduire un savoir-faire en images, décider de ce qu’on montre et dans quel ordre, puis organiser le tournage pour que tout tienne dans le temps disponible. Pour EFP, trois chantiers.
✏️ Le storyboard, plan par plan
Un acheteur ne retient pas une liste de machines, il retient un parcours. Nous avons donc écrit le film comme le parcours d’une pièce : un plan, un perçage, la découpe fil, le contrôle. C’est exactement la promesse de l’atelier, et chaque plan a été dessiné avant d’arriver sur place.
Suivre une seule et même pièce aurait immobilisé deux machines et un opérateur pendant deux jours. La continuité est donc construite dès le storyboard, puis au montage : une fiche de suivi bleue présente à chaque étape, des pièces de la même famille et des cadrages serrés qui ne trahissent jamais l’astuce.
🗓 Le déroulé du tournage, minuté
Tout capter en une demi-journée — comprenez 2 h — sans arrêter l’atelier, ça ne s’improvise pas. Repérage sur site, liste des plans indispensables et déroulé minuté, calé sur le planning de production. Exemple : la découpe fil a été programmée pour que la chute de matière tombe pile au moment prévu pour la filmer.
En amont, EFP a reçu une check-list simple : tenues identiques pour l’équipe, postes dégagés, pièce déjà posée sur la machine de contrôle. Le jour J, l’équipe de l’atelier a continué à travailler ; c’est le tournage qui s’est glissé dans la production, pas l’inverse.
🎨 La direction artistique
La direction artistique fait la différence entre une vidéo industrielle de plus et un film qui ressemble à EFP. Trois partis pris structurent l’image.
L’étincelle en macro, comme signature.
C’est le seul instant où l’électroérosion devient visible. Filmée en macro, sous l’eau, elle ouvre le film, revient au cœur de la découpe fil et devient le motif visuel de toute la vidéo.
Les néons verts de l’atelier, assumés.
L’atelier baigne dans des reflets verts. Plutôt que de les gommer, nous les avons assumés : une teinte sarcelle maîtrisée et des noirs denses donnent à EFP une identité visuelle propre, loin des films industriels blancs et cliniques. Dès l’ouverture, l’atelier « s’allume » rangée de néons par rangée, en rythme, pour lancer le récit.
Des textes courts à l’écran plutôt qu’une voix off.
Sur un salon, le son est inaudible. Six mots maximum par carton, lisibles à trois mètres : « Un plan · Une pièce · Un délai », « Vos tolérances, garanties », « Atelier climatisé · Un degré compte ». Le film fonctionne en muet, et prend encore plus d’ampleur avec le son.
Et les détails qui vont avec
Une ouverture coup de poing. Dans une allée de salon, on a trois secondes pour accrocher un regard : l’intro ne garde que les plans les plus forts, montés sur le tempo.
Un vrai travail de son. Une musique électronique sombre et rythmée plutôt qu’une piste corporate « inspirante » vue mille fois, et des bruitages (arcs électriques, souffles, impacts) calés à l’image.
Des chiffres, seulement s’ils sont vrais. À l’écran, uniquement des capacités réelles validées par EFP — perçage rapide jusqu’à Ø 0,2 mm, fil fin Ø 0,10 mm, états de surface jusqu’à Ra 0,10 — et aucune promesse chiffrée sur ce qui dépend du cahier des charges client.
Finir sur les pièces. Ce que le client achète, c’est la pièce. Le film se referme sur une nature morte — fond sombre, lumière rasante — avant le logo et les secteurs d’activité.
Côté client : peu de temps, aucune expertise requise
EFP n’a pas eu à écrire de brief technique ni à savoir « ce qui rend bien à l’image ». Son investissement s’est limité à l’essentiel : nous expliquer son métier, valider nos propositions et nous ouvrir l’atelier le temps du tournage. Écriture, organisation, prise de vue, montage, étalonnage, habillage typographique et sound design : tout le reste a été pris en charge par Photo 911.
Post-production : montage, étalonnage, habillage, son
Montage rythmé sur la musique, étalonnage, textes animés dans la typographie de la marque, sound design. Le film a été validé douze jours après le tournage, livré en 4K pour l’écran du salon et décliné pour le web, à temps pour l’ouverture du SIANE.
Fiche technique
- Client : EFP — Electro Fil Précision, Saint-Pierre-d’Entremont (Orne, Normandie)
- Prestation : prise en charge de A à Z — direction artistique, storyboard, déroulé de tournage minuté, tournage, montage, étalonnage, habillage typographique, sound design
- Format : film de 55 secondes, 4K UHD, version web
- Tournage : une demi-journée (2 h) sur site, septembre 2026, atelier en production
- Diffusion : salon SIANE Toulouse, rendez-vous commerciaux, site web, réseaux sociaux
- Réalisation : Photo 911 — studio photo & vidéo à Caen
Une vidéo industrielle, pas un film corporate de plus
Ce projet résume notre façon de travailler en production vidéo à Caen et partout en Normandie : comprendre le métier du client avant de sortir la caméra, prendre le projet en main de A à Z, porter une vraie direction artistique et soigner chaque détail d’image et de son. Pour les entreprises industrielles, nous réalisons aussi des films institutionnels en Normandie, des reportages d’entreprise, de la photographie industrielle et de la photographie corporate en milieu industriel, ainsi que des vidéos produit. Nous intervenons depuis Caen dans tout le Calvados, l’Orne, la Manche, à Rouen et à Paris.
Questions fréquentes sur la vidéo d’entreprise industrielle
Combien de temps faut-il pour tourner une vidéo de présentation d’entreprise ?
Pour un film d’une minute bien préparé, une demi-journée sur site peut suffire — ici, 2 h de tournage effectif. Tout se joue en amont : repérage, storyboard et plan de tournage minuté. Un film plus long ou avec interviews demande en général une journée complète.
Faut-il arrêter la production pendant le tournage ?
Non. Nous organisons le tournage autour du planning de l’atelier : on filme les machines en fonctionnement réel, et les plans qui demandent une mise en place sont regroupés pour limiter la gêne.
Une vidéo sans voix off, est-ce efficace ?
Pour un salon, un écran d’accueil ou les réseaux sociaux, souvent regardés sans le son, c’est même le meilleur choix : des textes courts portent le message et la vidéo reste compréhensible partout, y compris à l’international.
Intervenez-vous en dehors de Caen ?
Oui. EFP est installée dans l’Orne ; nous tournons dans toute la Normandie, à Paris et partout en France. Voir nos zones d’intervention.
Faut-il savoir ce qu’on veut filmer avant de vous contacter ?
Non, et c’est le cas de la plupart de nos clients industriels. Vous connaissez votre métier ; nous nous chargeons de le traduire en images : angle, storyboard, déroulé de tournage, direction artistique et post-production, jusqu’au choix du format de la vidéo. Vous validez à chaque étape.
Vous préparez un salon ou une vidéo de présentation ?
Racontez-nous votre métier, on s’occupe du reste : angle, storyboard, tournage, montage. Et un devis clair.


